Les ufologues s’inquiètent,

on veut les empècher de parler

censure Les ufologues sinquiètent, on veut les empècher de parler

Le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) a créé un service qui s’occupe de rassembler et d’étudier les rapports d’observations en provenance de la Gendarmerie, le Groupe d’Etudes et d’Informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEIPAN). Cet organisme a créé il y a neuf mois une section particulière, les Intervenants de Premier Niveau (IPN), qui fait appel aux ufologues privés, qui acceptent, après avoir été missionnés par le GEIPAN, d’enquêter sur des observations d’OVNI. Un règlement trop imprécis les oblige à ne rien dévoiler sur leur mission. Plusieurs d’entre eux, après de bons et loyaux services, non rémunérés, viennent d’être évincés de cette section, sans avoir été entendus au préalable, n’ayant rien dévoiler de leurs missions, ce qui est injustifié selon eux.

Le 7 avril 2008, sous en-tête du CNES, le GEIPAN lance publiquement une procédure d’analyse des cas d’observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN) – via des Intervenants de premier niveau (IPN). Le document est signé par Jacques Patenet, directeur de cette entité. Cette proposition intéresse en premier ordre, toutes les personnes passionnées par ce phénomène, qui déjà font des enquêtes, animent des associations ufologiques ou qui s’intéressent de près à ce phénomène. Immédiatement, les plus actifs d’entre eux y adhèrent. Ils font confiance à cet organisme qui annonce régulièrement s’ouvrir vers les ufologues privés et mettre à la disposition du public toutes ses archives. Les secrets, jalousement conservés jusqu’alors par l’Etat, les armées et tous les services officiels concernés par ce problème, vont enfin s’ouvrir au grand public. On va tout savoir !

carte_ipn Les ufologues sinquiètent, on veut les empècher de parler

Ces nouveaux collaborateurs du CNES et du GEIPAN, (bien que le contrat mentionne qu’ils n’en font pas partie … tout en étant des collaborateurs ponctuels ! Alors, pourquoi le CNES - GEIPAN a-t-il établi officiellement ce document, d’autre part si peu explicite, s’étonnent les ufologues !) forts de leur qualité d’IPN se mettent au travail. Le contrat est dûment signé par leurs soins et accepté par le GEIPAN, ils ne touchent aucune rémunération, ni défraiement, pas d’assurance et certains œuvres bénévolement sous ce statut pendant plusieurs mois, sans être l’objet de reproche. Soudainement et sans préavis, ni avertissement, arrive dans la boîte mail de certains d’entre eux un courriel qui les informe que le CNES - GEIPAN met fin à leurs fonctions. Les motifs évoqués font état de faits qui selon eux sont injustifiés. La base de cette décision, un article du contrat notifiant : « Dans le cadre de ses interventions pour le compte du GEIPAN, l’IPN évitera tout contact avec les médias. Si malgré tout il est amené à intervenir dans les médias, il ne peut parler qu’en son nom propre et n’est pas autorisé à s’exprimer au nom du GEIPAN. »

Les IPN, concernés par cet « oukase », soutenus par la grande majorité des ufologues, contestent cette décision unilatérale, alors qu’ils n’ont pas été en mesure de s’expliquer au préalable. Le premier argumente qu’il n’a jamais été missionné par le GEIPAN et qu’il s’est toujours exprimé dans les média à titre personnel. (Dans un long article de « La Dépêche en date du 31 décembre 2008 » Il n’a à aucun moment utilisé ses qualités d’IPN pour obtenir cet article, motivé uniquement par ses recherches personnelles sur l’observation d’un ovni le 5 novembre 1990. Cet OVNI observé par des centaines de témoins est, selon le CNES, une rentrée atmosphérique d’un étage d’une fusée russe. Des études menées par des chercheurs indépendants démontrent que cette explication ne peut s’appliquer à tous les témoignages, certains faisant état de directions différentes, de l’immobilité de l’objet à certains moments ou encore qu’il a pris une autre direction au cours de l’observation. Il fait remarquer également, qu’il avait préalablement tenu informé le GEIPAN de cette action, lequel s’était montré intéressé.

article_la_depeche Les ufologues sinquiètent, on veut les empècher de parler

Le second prétend que son contrat était modifié de fait car, durant plus de 8 mois, il a enquêté sur de nombreuses observations, sur information du GEIPAN ou issues de ses propres investigations et qu’il a toujours été soutenu dans ses actions. Le responsable du GEIPAN, à plusieurs reprises, s’est déplacé dans sa région et en sa compagnie, il a répondu aux interviews de nombreux médias télévisuels, radiophoniques ou écrits, en utilisant ouvertement et sans modération ses fonctions d’IPN et de collaborateur de cet organisme. Ce fait n’a jamais été contesté par son « patron » qui ne lui a jamais fait de reproche à ce niveau. Cette situation, approuvée par le responsable du GEIPAN, que l’on retrouve en photo dans les médias en sa compagnie, est devenue selon cet IPN un fait acquis, indispensable pour mener à bien sa mission.

Un certain nombre d’ufologues s’inquiètent car cette politique les oblige à ne plus s’exprimer dans les médias, du sujet qui les préoccupe, s’ils souhaitent contribuer à la recherche officielle sur ce phénomène. Le GEIPAN promettait une ouverture vers les ufologues privés, celle-ci se retourne contre eux. On voudrait « bâillonner » les ufologues prétendent certains. Cette politique du « secret » ne contribue pas à faire la lumière sur ce dossier brûlant ou l’Etat se trouve constamment accusé de nous cacher la vérité sur les OVNIs. Les enquêteurs trouvent également anormal que de nombreuses observations, dont ils ont transmis les rapports au GEIPAN, ne soient pas rendues publiques. Le site du GEIAN reprend seulement, après un tri sévère fait selon ses critères, un nombre limité de rapports issus de la gendarmerie, généralement inexploitables, car expurgés de certains éléments, nous font-ils remarquer. Impossible de faire avec cet extrait une quelconque analyse statistique, trop d’observations issues de témoins qui les informent, des enquêteurs, des armées ou d’autres sources manquent à l’inventaire.

Les ufologues privés semblent donc n’être que de « petites mains » pour ces scientifiques du CNES, qui ne parviennent toujours pas au bout de trente ans à statuer sur la réalité ou non du phénomène OVNI. Pourtant, ils nous font remarquer que la totalité des dirigeants qui se sont succédés à la direction de ce service, ont tous, et sans exception, après avoir quitté leurs fonctions, affirmé la réalité du phénomène ovni. On peut donc s’interroger sur les véritables intentions de ce service lié à une institution officielle représentant notre pays.

Pierre Bourdet / Collectif UFO France

source : Categorynet

VIA : http://www.ufofu.org/