20/02/2009 - “Notre galaxie pourrait abriter cent milliards de planètes semblables à la Terre. Un bon nombre pourrait être habités par des formes de vie rudimentaires.”

Vendredi 20 Février

février 20th, 2009 Posted in Février 2009

Un court article de BBC News a connu un large écho sur les forums anglo-américains : Des milliards de Terres dans la Galaxie - Le nombre d’étoiles laisse supposer qu’il y a de nombreuses planètes rocheuses dans l’univers.

Lors d’une conférence devant la Carnegie Institution for Science, le Dr Alan Boss a déclaré dimanche dernier : “Notre galaxie pourrait abriter cent milliards de planètes semblables à la Terre. Un bon nombre pourrait être habités par des formes de vie rudimentaires.

Alan Boss s’exprimait à Chicago lors de l’assemblée annuelle de l’Association américaine pour l’Avancement des Sciences.

A ce jour, nos télescopes ont été capables de détecter un peu plus de 300 planètes hors de notre système solaire. Toutefois, un très petit nombre serait capable d’héberger la vie.


Alan Boss

Beaucoup sont des géantes gazeuses, comme Jupiter, et on doit écarter tous les objets qui sont en orbite trop rapprochée de leur étoile, parce que les températures seraient bien trop élevées pour permettre à des microbes de se développer.


"Cependant, considérant le faible nombre de planètes découvertes jusqu’ici, le Dr Boss a estimé que chaque étoile comparable à notre Soleil possède en moyenne une planète “semblable à la Terre”.

Il doit donc y avoir un nombre énorme de planètes capables de voir la vie s’y épanouir.
Je ne parle pas nécessairement de formes de vie intelligentes, mais si un monde habitable tourne autour d’une étoile pendant 4, 5, 10 milliards d’années, comment pourrions-nous imaginer de ne pas y trouver la vie ? Au minimum il devrait y avoir une certaine activité microbienne.

Sur la question des civilisations extra-terrestres, Alan Boss s’est montré assez conventionnel et plutôt réducteur. Il a estimé que “c’était une recherche intéressante et importante même si les probabilités d’en trouver sont très faibles.
Mais il a ajouté : Si on trouve quelque chose ce sera une gigantesque découverte, montrant que ça vaut la peine de continuer à chercher. Les distances qui nous séparent de ces planètes nous empêchent de les atteindre en l’état actuel des technologies humaines.

Ces récentes déclarations dans un contexte scientifique de haut niveau, et destinées à être reprises dans les principaux medias, représentent un renversement de tendance par rapport à une vingtaine d’années où il était courant de penser que la vie devait être un phénomène extrêmement rare.


Le Dr Boss attend beaucoup de la mission Kepler de la Nasa, qui sera lancée le 5 Mars, ou du satellite franco-européen Corot déjà placé en orbite en 2006. Ces instruments devraient permettre de découvrir dans les prochaines années des planètes vraiment semblables à la Terre. -

La première image d'une observation directe d'une exoplanète !



Gemini adaptive optics image of 1RSX J160929.1-210524 and its likely ~8 Jupiter-mass companion (within red circle). This image is a composite of J-, H- and K-band near-infrared images. All images obtained with the Gemini Altair adaptive optics system and the Near-Infrared Imager (NIRI) on the Gemini North telescope. Photo Credit: Gemini Observatory
Crédits : "Gemini Observatory/AURA"

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Un groupe de trois scientifiques de l’université de Toronto va sans doute rentrer dans la légende des découvertes astronomiques majeures, ils sont les premiers à avoir observé en direct une exoplanète. En utilisant le Gemini North Telescope de Mauna Kea à Hawaï, ils ont pris des images d’un jeune étoile qui répond au doux nom de 1RXS J160929.1-210524 et se situe à quelques 500 années lumière de la Terre et d’un astre proche de cette l’étoile.

L’analyse du spectre de cet astre a révélé qu’il s’agit d’une masse d’environ 8 fois la taille de Jupiter. Une distance de 330 fois la distance Terre-Soleil sépare les deux corps, à titre de comparaison Neptune la planète la plus éloignée du Soleil orbite à une distance de 30 fois la distance Terre-Soleil (les scientifiques disent 30 U.A ou unité astronomique). L’étoile centrale est d’une masse similaire à celle du Soleil mais bien plus jeune.

"C’est la première fois que nous voyons directement un objet d’une masse correspondant à une planète qui semble orbiter autour d’une étoile du même type que le Soleil [..] Si nous arrivons à montrer que cet objet est relié sous l’influence des effets gravitationnels à l’étoile centrale, nous aurons fait un grand pas en avant, " déclare Davis Lafrenière.

Jusqu’à présent les seuls corps hors du système solaire ressemblant à des planètes que l’on avait pu visualiser directement étaient des astres flottant librement dans l’espace sans orbiter autour d’une étoile ou alors des naines brunes très petites.

L’existence d’un corps de taille équivalente aux planètes orbitant si loin de l’étoile centrale est une surprise et soulève de vraies questions théoriques quant aux mécanismes de formation des planètes et des étoiles. "Cette découverte est un exemple supplémentaire pour illustrer à quelle point la diversité de l’univers est remarquable, il est fort possible que la nature ait réservé plusieurs processus différents pour produire des objets de taille planétaire orbitant autour d’une étoile," avance Ray Jayawardhana un membre de l’équipe.


De telles observations étaient irréalisables sans l’utilisation du télescope Gemini et de sa technologie d’optique adaptative qui réduit les phénomènes de distorsion causé par la turbulence de l’atmosphère terrestre. Les images prises dans le proche-infrarouge et le spectre de la supposée planète indique que l’objet est trop froid pour être une étoile ou une naine brune et qu’il est très jeune.

Les différentes étapes de vérification et d’observation vont prendre deux ans au cours desquelles les scientifiques vont étudier les trajectoires des deux astres dans l’espace. Il est prématuré de dire que le nouvel objet orbite définitivement autour de son étoile, mais les preuves sont très convaincantes.

Le résultat de ce travail est le fruit d’un projet qui vise à surveiller un groupe de plus de 85 étoiles situé dans la constellation du Scorpion. Cette découverte ne devrait pas être la dernière confient les membres de l’équipe.

La constellation du Scorpion Crédits: NASA

VIA : OVNIS-USA

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