14/01/2009 - L’équipe de l’Institut Venter peut désormais assembler le génome complet de la bactérie Mycoplasma genitalium .

Mercredi 14 Janvier

L‘an dernier à la même époque, des chercheurs américains de l’Institut Venter venaient de synthétiser le plus long ruban d’ADN jamais construit. Cette fois le laboratoire fondé par le généticien et homme d’affaires Craig Venter vient de franchir une nouvelle étape en découvrant une manière plus efficace de fabriquer un génome synthétique. C’est un pas supplémentaire vers la création de la vie artificielle, “en dépit des questions éthiques que suscitent ces travaux.

Le génome est l’ensemble du matériel génétique présent dans le noyau de chacune des cellules d’un organisme. Le but ultime de Vender est d’insérer un chromosome synthétique dans une cellule.

Les chercheurs avaient initialement utilisé la bactérie E. Coli pour fabriquer ce génome, mais ils ont découvert que le processus était long et fastidieux et que la bactérie avait du mal à reproduire de larges segments d’ADN.

 

Craig Venter
Double Hélice

Ils ont alors eu l’idée de recourir à un type de levure baptisé Saccharomyces cerevisiae. C’est ce leur a permis de créer le génome synthétique, en utilisant une méthode baptisée recombinaison homologue, un processus que les cellules utilisent naturellement pour réparer des dommages sur leurs chromosomes.

Ils ont ensuite étudié la capacité d’assemblage de l’ADN dans la levure, qui s’est avérée être une “usine génétique”, comme l’avait indiqué l’Institut en décembre 2008.

L’équipe de l’Institut Venter peut désormais assembler le génome complet de la bactérie Mycoplasma genitalium en une seule étape à partir de 25 fragments d’ADN.

Selon Daniel Gibson, le principal auteur de cette recherche, ces découvertes représentent “une amélioration majeure des méthodes que l’équipe a élaborée et décrite en janvier 2008, lors de la présentation du premier génome synthétique.

 

Craig Venter s’est également attaché le microbiologiste Hamilton Smith, Prix Nobel de Médecine 1978. Son équipe, installée à Rockville dans le Maryland, poursuit ses efforts pour créer une cellule vivante de bactérie en utilisant le génome synthétique de la bactérie Mycoplasma genitalium.

C’est ainsi qu’ils ont créé et breveté en 2006 un chromosome baptisé Mycoplasma laboratorium.

Cette bactérie du système génital possède l’un des plus petits génomes cellulaires connus avec un peu plus de 580 gènes, d’où son intérêt expérimental. En comparaison, le génome humain en compte quelque 36.000.

 

Hamilton Smith

Il s’agit maintenant de parvenir à transplanter un chromosome doté de caractères particuliers dans une cellule vivante, pour qu’il puisse en prendre le contrôle et créer une nouvelle forme de vie. La méthode a des applications potentielles importantes telles que la production de biocarburants et dans le domaine de la biochimie. - Source AFP

 

SOURCE : http://ovnis-usa.com/

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