Autopsie d'un EXTRATERRESTRE : Vrai ou Faux?

 

Quel crédit peut-on accorder au film de l'autopsie de l'extraterrestre trouvé à Roswell ? Ce document a-t-il valeur de preuve ou n'est-ce qu'une supercherie lucrative ?

Le 23 octobre 1995, quelque / huit millions de téléspectateurs suivent l'émission " L'Odyssée de l'étrange " présentée par Jacques Pradel sur TF1. Ce soir-là, deux mois après sa première diffusion au États-Unis, un film noir et blanc de piètre qualité est présenté comme celui d'une possible autopsie d'extraterrestre, document censé provenir des archives secrètes de l'US Air Force et datant de 1947. En France comme dans la quarantaine de pays où fut diffusé ce film, la question de son authenticité fit couler énormément d'encre. Dans le cadre de son enquête sur l'affaire Roswell, la précisions sur la nature exacte de ce document, pièce sans doute la plus étonnante d'un dossier fort complexe.

 

LA DECOUVERTE DU FILM

C'est un producteur artistique londonien nommé Ray Santilli qui, pour un million de francs, a acheté ces images alors qu'il était à la recherche de tout autre chose. En effet, pour les besoins d'un documentaire musical, il s'était rendu aux Etats unis plus précisément à Cleveland, dans l'Ohio. C'est dans cette ville, en 1993, au cours de tractations concernant des séquences inédites de la vie d'Elvis Presley, que Santilli reçut des mains du cameraman que ce dernier " appela quelques images de grande valeur ", filmées lorsqu'il etait sous les drapeaux.

 

 

Le film, prétendument tourné sur les lieux d'un ancien crash d'ovni, relatait tout bonnement une autopsie d'extraterrestre! Apres avoir visionné le document, Santilli etait suffisamment impressionné par son contenu pour réunir l'argent nécessaire à son acquisition; en novembre 1994, le film avait ainsi changé de mains. Dès son retour en Grande-Bretagne, Santilli montra le film à l'Association bri-tannique de recherche sur les ovnis (BU-FORA). La réaction du directeur de la recherche de cet organisme, Philip Mande, fut immédiate: Ces séquences sont uniques. Vous détenez-là le seul exemple connu d'images filmées d'extraterrestres>. Dans un communiqué de presse rela-tant la trouvaille, daté du 26 mars 1995, Philip Mantle déclarait: > Nous avons fait vérifier les films par Kodak, qui nous confirme que la pellicule a 50 ans... Nous envisageons maintenant de faire examiner le document par des experts, à Sheffield. " Mais déjà les critiques commençaient à fuser: plusieurs experts en ovnis faisaient part de leur inquiétude quant à la manière dont ces images pouvaient être diffusées et commentées, sans que rien ne puisse en garantir l'authenticité. Le fait que des spé-cialistes réputés, connaissant bien l'affaire Roswell, se voyaient interdire tout accès aux images, entretenait une légitime sus-picion autour du film.

 

MANQUE DE PREUVES

Au sein de la communauté ovni, plusieurs chercheurs décidèrent donc d'approfondir différents aspects de cette affaire. Très rapidement ils purent relever quelques anomalies. Graham Birdsall, rédacteur en chef de UF() Magazine, fut le premier à souligner le fait le plus troublant. Au cours de ses investigations auprès de Kodak, qui était censé avoir analysé la pellicule pour authentifier sa date de fabrication (1947), Birdsall eut un entretien avec Peter Milson, un haut responsable en Angleterre de la firme américaine Milson doutait des fondements du communiqué de presse par lequel Mantle prétendait que la date du film avait été vérifiée. effectivement, Birdsall enquêta et départements de Kodak et perçut que personne ne semblait étre au courant de cette affaire ni ne se souvenait avoir procédé à de tels tests. Birdsall finit par apprendre que, en date du 5 juillet 1995, un agent commercial de Kodak-penhaguc avait été contacté par une personne agissant pour le compte Santilli. Ce mystérieux intermédiaire avait alors posé la simple question suivante: " Est-ce qu'un carré et un triangle sur le bord L'agent danois, de Kodak répondit par l'affirmative après consultation de ses archives. Ce que cet employé de Kodak ne savait pas, c'est que cette double marque pou- vait tout aussi bien être apposée à l'identique sur des pellicules fabriquées en 1927, 1947 et 1967! De plus, comme Peter Milson l'avait fait par la suite remarquer avec justesse, '~ la date de fabrication de la pellicule ne nous apprend rien sur la date des prises d e vue, ni sur celle du developement du film. " Comme un soupçon planait toujours sur l'authenticité du film, Kodak proposa une nouvelle série de tests afin de confir-mer la date, demandant pour cela deux plans de la séquence d'autopsie. Mais, lorsque les images furent diffusées pour la première fois a la télévision américaine, en août 1995, Kodak n'avait toujours pas reçu ces éléments et n'avait donc rien vérifié.

 

DATE À CONFIRMER

insisté sur le fait que les tests avaient été réalisés et qu'ils avaient validé la date des images. Pour avoir confirmation, a ensuite contacté Tonv Amato, l'expert cinéma chez Kodak qui aurait été chargé de l'authentification. II nous a indiqué que malgré les promesses, transmises via un intermédiaire américain, Kodak n'a jamais reçu un seul plan du film de Santilli. Michael Hesemann, un ufologue alle mand et rédacteur en chef d'une revue spécialisée, mena sa propre enquête sur ces fameuses séquences de l'autopsie. Dans le rapport qu'il a établi, Faits et polémiques dans l'affaire du film de l'autopsie de l'extraterrestre, Hesemann déclare que deux segments de trois plans chacun ont été soumis à un certain Bob Sheil, rédac teur en chef du magazine photo Shutterbug et ancien expert photographique auprès du FBI et des tribunaux américains.

Sur la base d'une analyse approfondie de la composition chimique de la pellicule, Shell a confirmé que les plans avaient été filmés avant 1956. Il a également conclu que le type de film utilisé était du Super " XX-Panchromatic Safety Film, un film très rapide pour prises de vue intérieures, dont la durée de vie ne dépasse pas deux ans. Sheil est donc certain que les images ont été développées dans les deux années qui suivirent le tournage, ce qui situe l'époque des prises de vues avant 1958. Hélas, sur les bouts de pellicule examinés par Bob Shell, il n'y avait pas l'ombre d'un exila terrestre... Fausse piste?

 

QUI A TOURNÉ LE FILM ?

Parallèlement aux recherches conduites sur l'authenticité du film, les enquêteurs s'intéressèrent au cameraman ayant remis la bobine â Ray Santilli, et que ce dernier avait présenté, en 1995, sous le pseudonyme de Jack Barnett. "Barnett aurait fait à Saniilli le récit détaillé des circonstances dans lesquelles il avait reçu, en 1947, l'ordre de filmer le site du crash d'ovni et l'autopsie qui avait suivi. Barnett alléguait notamment avoir reçu cet ordre au moment où il se rendait sur un site de crash plus banal, celui d'un avion-espion soviétique; il indiqua égale ment qu'il s'était envolé de Washington, passant à la base militaire de Wrigbt Patterson, dans l'Ohio, pour aller chercher le matériel de tournage nécessaire avant de gagner Roswell.

Dans un premier temps, Barnett ne s'était pas montré très précis sur l'emplacement exact des débris. En revanche, il accepta, de conduire Michael Hesemanni surplace: c'est dans les environs de Socorro, petite ville du Nouveau-Mexique, qu'il emmena l'enquêteur, affirmant que c'était bien là que l'accident avait eu lieu le 31 mai 1947, et non pas à Roswell en juillet 1947. KentJeifrey, directeur de l'international Roswell initiative un groupe de recherche créé pour faire le jour sur l'affaire, tenta de vérifier les dires de Bamett. Et pour cette tâche, il s'assura le précieux concours de plusieurs cameramen militaires qui avaient été en poste en 1947.

 

OPINIONS AUTORISEES

Parmi les cameramen recrutés par Jeffrey se trouvaient Joe Longo, le président de l'international Combat Camera Association et Bill Gibson, l'auteur des célèbres images du décollage des bombardiers B-25 en route pour "l'opération Doolittle", c'est à- dire la campagne de bombardement massif des îles japonaises à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il y avait également le lieutenant-colonel en retraite Daniel McGovern, anciennement responsable des questions cinématographiques de l'us Air Force. McGovem était basé à Washington, en juin 1947, autrement dit à la même époque que Jack Barnett.

Ce groupe de vétérans, qui avaient tous participé à des projets ultra confidentiels, était unanime pour dire que cela n'avait pas de sens d'envoyer un cameraman a Ros-well, Nouveau-Mexique , depuis Washing-ton. Il y avait des cameramen qualifiés, avec les autorisations de sécurité requises, un peu partout dans le pays, y compris au Nouveau-Mexique. Au cas où un ovni se serait écrasé dans la région, des cameramen habilités auraient pu être envoyés sur place depuis la base militaire située à Roswell. Selon McGovern, qui avait filmé bon nombre d'autopsies classiques au cours de sa carrière, les films médicaux étaient toujours tournés en couleur. Or, le film de l'autopsie fourni par le cameraman de Santilli était en noir et blanc, et sans son. L'image tremblante et mal mise au point montre que la caméra a vraisemblablement été tenue à la main tout au 'long du tournage. De l'avis de Longo, Gibson et McGovern, le travail technique du caméraman était nul et très loin des normes de qualité exigées par l'armée américaine. concernant seraient tous validés, il se Soupçonnant que le film devait être un faux, le colonel McGovern se proposa de vérifier l'identité du prétendu cameraman militaire. Il lui fallait pour cela un nom complet et un numéro de matricule afin de compulser ses états de service auprès aux archives de l'USAF McGovem s'engagea à ne révéler que ses conclusions, promettant de respecter la confidentialité de toutes les autres informations, y compris l'identité du cameraman, Dan McGovern nous a fait part de cette offre transmise à Ray Santilli et nous avons reçu une copie de la réponse de Santilli: "Je peux affirmer catégoriquement que la dernière personne à qui mon cameraman peut faire confiance est un ancien militaire... Dans le contexte actuel de cette affaire, le cameraman se ferait un tort consi-dérable, à lui-même ainsi qu'à sa famille, en acceptant une telle publicité. Quand bien même les renseignements le fera mettre en pièces par les médias". Il est difficile de savoir si, par un tel manque de collaboration, Ray Santilli s'efforce de cacher la vérité ou s'il cherche effectivement à protéger son cameraman du maelström médiatique soulevé par l'affaire Roswell. Il est donc logique que le plus grand scepticisme s'installe autour d'un document dont nul, excepté Santilli, ne semble pouvoir cer-tifier la véracité, qu'il s'agisse de l'identité du cameraman ou de l'authentification des images d'auto-psie. Pour certains enquêteurs, le film est un canular monté par les pouvoirs publics afin de créer la suspicion autour de l'affaire de Roswell toute entière.

 

DE LA DÉSINFORMATION ?

Étant donné l'opacité des activités du gouver-nement américain sur les crashs d'ovnis survenus dans les environs de Roswell et ses tentatives passées pour discréditer de nombreuses photos et obser-vations d'ovnis, cette théorie de la "désinformation" n'est sans doute pas à exclure totalement. En définitive, en ce qui concerne le film lui-même, seule l'analyse de la pellicule originale per-mettrait de conclure à la supercherie. Malheureu-sement, tant que Ray Santilli refusera de laisser examiner la totalité du film de l'auto-psie les amateurs d'ovnis resteront sur leur faim dans cette affaire.

SOURCE : http://membres.lycos.fr/axel00/autopsie.html

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Commentaires (1)

1. Lavieexisteailleurs 23/05/2012

le plus marrant dans tous ça c'est qu'il y à eu un crash de quoi de qui on c'est pas mai pour que ça reste confidentielle à ce point c'est que ça doit etre du sérieux.moi je croi au autres vie dans l univers l etre humain n'a qu'à ouvrir les yeux sur ce qui l entour.et je rajouterai que si vous croyez en dieu pourquoi ne pas croire en d autres vie dans l univers si y à un dieu c'est qu'il à surement plusieur autre la bible dit si il mange du fruit il deviendra immortel comme nous le nous vous en faite quoi

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